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mardi 22 juin 2021

L’île

Sur son île, Andrew, qui a fui la pression de son ancienne vie, coule des jours tranquilles. Jusqu’au moment où un ancien collègue et ami vient lui rendre visite avec la ferme intention de le ramener avec lui.
Andrew ignore alors que son existence va être bouleversée et que lui, qui n’aspire qu’au calme, va être entraîné dans une folle aventure.
L’île
Sonia Bessone 2021

Merci à Nats Éditions.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre de Sonia Bessone. J’aime en général beaucoup tous ses textes et je pense que je les ai absolument tous lus. Du coup, ça montre que j’aime, mais ça me permet aussi de voir quelques petites liens amusants entre les différents romans.

En effet, d’un roman à l’autre, j’ai repéré des petites similitudes entre les personnages : des tics de langage, des humeurs ou des comportements. Loin de m’énerver, je trouve ça amusant de retrouver dans plusieurs des livres de l’autrice des éléments similaires. Il faut juste que ce ne soit pas systématique, mais là j’ai retrouvé Nayati, par exemple.

Dans le fond, cette histoire présente des thèmes vraiment difficiles et plutôt durs. Pourtant, l’autrice a choisi de les traiter avec légèreté et simplicité. Ainsi, des larmes, on passe au rire ; les pensées noires ne durent jamais longtemps ; et les sourires sont toujours gagnants. C’est une façon de voir les choses un peu différente de ce que j’ai l’habitude de lire dans ces thématiques, mais pourquoi pas ! Après tout, un livre doit nous permettre de nous évader et de passer un bon moment, pas de pleurer !

C’est ce que j’ai eu avec ce texte. Un moment simple, agréable. Une écriture fluide qui nous porte le temps de quelques pages et nous permet d’oublier notre quotidien. J’ai envie d’aller sur cette île, moi. Car visiblement, la vie y est plus simple et plus belle…

mardi 20 novembre 2018

Tellement humains

Sonia Bessone sort des sentiers battus en proposant un recueil de nouvelles sur le thème de l’Homme.
Découvrez, à travers divers lieux et époques, des histoires touchantes, inquiétantes, périlleuses… tellement humaines.
Tellement humains
Sonia Bessone 2018

Merci à Nats Éditions.

S’il est une plume que j’aime beaucoup, c’est bien celle-là. Avec Sonia Bessone, je sais que les émotions seront toujours au rendez-vous et, comme d’habitude, cette fois n’a pas dérogé à la règle. Ce recueil n’a pourtant rien à voir avec le précédent, qui était plutôt fantastique, et est quand même différent des autres parutions de l’autrice : il fait plutôt partie de la catégorie des « nouvelles noires » (on ne peut pas parler de roman).

Le côté pessimiste ressort fortement de la plupart des nouvelles. Ne vous attendez pas en lisant ce recueil à des happy ends toutes les deux pages. Non, ici, vous aurez des nouvelles assez longues, presque des novellas pour certaines, qui traitent de sujet sur le thème de l’humanité, et qui se finissent… comme elles doivent se finir. L’autrice ne force pas les choses, elle les laisse venir, et ça n’en rend ses textes que plus réalistes, pessimistes et bouleversants.

Heureusement, il y a aussi des titres plus légers, qui permettent de faire retomber la pression. D’ailleurs, ils sont positionnés intelligemment dans le recueil de sorte à nous créer des vagues d’émotions tantôt joyeuses, tantôt tristes. Ajoutons à cela un style toujours aussi accrocheur, et plutôt bien manié, et l’on obtient des textes de très grande qualité.

Encore une fois, je vous conseille donc de découvrir (ou redécouvrir) cette autrice. Elle vous transportera dans son univers, et vous ne regretterez pas le voyage !

lundi 18 juin 2018

Le grand voyage de Régina Fever

La nuit où son père est mort, Régina a cru que son monde s’effondrait et qu’elle ne pourrait vivre sans lui. Mais elle va se laisser entraîner dans un étrange périple qui changera tout.
Le grand voyage de Régina Fever
Sonia Bessone & Jean Caraglio 2018

Merci à Nats Éditions.

On ne va pas se mentir, je ne suis pas une très grande fan de romans jeunesse. Je sais les apprécier ou les détester, mais je n’ai jusqu’à présent jamais eu de vrai coup de cœur pour l’un d’entre eux. Aujourd’hui, pourtant, c’est le cas. Le grand voyage de Régina Fever est une histoire absolument magnifique, touchante, bouleversante que je conseille à tous.

Régina vient de perdre son papa et a du mal à affronter son deuil. Pour se faire, elle part en quête, avec pour objectif de retrouver son papa, en suivant un cœur dans un monde extraordinaire. Rien qu’en écrivant cette chronique et au souvenir des mots forts de Sonia Bessone, j’en ai des frissons. Et je visualise dans le même temps tellement bien les illustrations magnifiques de Jean Caraglio, ce qui me permet de m’immerger à nouveau dans le titre, de mémoire.

J’ai été touchée par la plume de l’autrice, par cette histoire qui donne des mots à une situation que personne, enfant comme adulte, ne veut vivre et qui pourtant apporte une lueur d’espoir et de lumière à cet événement tragique. Cette histoire est juste sublime et parfaitement mise en image. Ne manquez pas cette lecture !

vendredi 10 février 2017

Un oiseau dans la tête

La ville, les lumières, le métro, l’oiseau, les autres… et moi.
Fermer ma porte à clef, me barricader, m’échapper, courir à perdre haleine et le semer…
Il y a un oiseau en moi, et il me fait peur…
Un oiseau dans la tête
Sonia Bessone 2016

Merci à Sonia Bessone.

Ce mini-roman est à vous donner des frissons ! J’adore cette autrice. Elle a le chic pour vous faire ressentir les émotions au plus profond de vous-même : quelques mots et vous avez les larmes aux yeux. C’est un vrai don, et c’est ce qui rend chacun de ses textes si beau, tout en restant parfaitement calibré pour ne jamais tomber dans l’excès.

Ce titre ne déroge pas à la règle, et Un oiseau dans la tête nous offre un triplet de personnages un peu… dérangés. Chacun a un petit oiseau dans la tête qu’il doit comprendre et combattre, et la rencontre de ces trois personnages sera décisive pour leur avenir.

Alors, évidemment, ce titre est un thriller, donc les frissons seront au rendez-vous. Si le début commence doucement, le rythme va crescendo, et j’avoue avoir retenu mon souffle (enfin, je respirais quand même un peu pour alimenter mon cerveau, quand même, hein !) sur les dernières pages, jusqu’à l’explosion apocalyptique de ces dernières phrases. Ouf ! Et oh ! Et heu ?

Sonia, tu nous as concocté un texte de qualité digne des plus grands auteurs psychopathes et sadiques… Moi qui pensais que tu étais douce et gentille, je pense que je vais me méfier les prochaines fois que nous discuterons ou que je découvrirais un autre de tes textes sans rien en savoir que le titre… Merci pour cette lecture !

jeudi 26 novembre 2015

Nayati

L’Ouest.
En pleine ruée vers l’or, Len Travis, jeune métis amérindien, parcourt les routes avec son mustang pour seule compagnie. Son chemin croise celui d’un aventurier, l’énigmatique et attachant Charlie, mais aussi celui de Daria…
En pleine quête d’identité, il devra choisir entre sa solitude ou affronter son destin.
Nayati
Sonia Bessone 2015

Merci à Nats Éditions.

En ouvrant ce roman, je ne savais pas du tout si j’allais aimer. En effet, j’ai été prévenue qu’il s’agissait d’une sorte de western… Je n’en avais jamais lu ! Mais peu importe, il s’agissait d’un roman de Sonia Bessone, donc cela ne pouvait qu’être bon. Je l’ai donc commencé en toute confiance, mais avec une petite appréhension tout de même. Très vite, cette dernière a toutefois disparu : rien à dire, l’autrice sait nous mettre dans l’ambiance et nous emmener dans son univers.

Dès les premières pages, le ton est donné, et le far west nous est présenté dans tout ce qu’il offre de plus beau : des falaises, des cowboys, des mustangs, des indiens. Finalement, je n’avais pas de quoi avoir peur, surtout que très vite l’histoire devient une romance tout à fait sympathique, entre un métis qui rêve d’une vie normale et une jeune Suédoise qui aspire au grand amour.

La romance est bien menée même si un peu répétitive au niveau des péripéties. Les jeux d’enlèvement, puis de « je pars », puis « je reviens » pour simplement repartir m’ont un peu agacée car j’avais l’impression à un moment de tourner en rond. Il faut dire que Nayati ne sait pas vraiment ce qu’il veut et qu’il se cherche beaucoup. Il en devient parfois un peu pénible, mais heureusement Daria et Charlie veillent au grain.

C’est ce dernier, Charlie, que j’ai le plus apprécié. Il est l’ami que l’on voudrait tous avoir : loyal et franc, même si un peu foufou quand il le souhaite, et surtout quand il cherche à faire un « mauvais coup » (ce qui est tout à fait relatif avec lui, car il n’est pas un mauvais bougre, loin de là). L’évolution de ce personnage m’a d’ailleurs plus intéressée que celle de Nayati qui était pour moi très prévisible, bien que parfaitement présentée.

Je mentionnerai enfin ce final qui était absolument parfait. L’émotion était au rendez-vous, et j’ai failli verser une petite larme quant à ce retournement de situation, de vie. Finalement, dans cette histoire, quelques personnes se sont trouvées, et chacun a pu apprendre qui il était grâce aux autres, et tous ont pu devenir ce qu’ils aspiraient à être, même s’ils n’en avaient aucune idée au début de l’histoire. Une belle leçon de vie, d’humilité et de tolérance.

dimanche 12 avril 2015

Charlie et la chose de la nuit

Charlie, c’est une petite grenade à malice dans une robe à fleurs, des éclats de rire et des vagues de bonheur. Charlie, c’est deux petites barrettes sur la tête, dans un monde en fête. Les grands disent qu’il faut aller à l’école, les grands disent qu’il ne faut pas avoir peur, les grands disent que Charlie est grande… Mais les grands ne savent pas que la nuit peut être terrifiante quand on a une imagination débordante. Charlie, elle, sait. Elle sait que, dans son monde, il y a dix mille façons de lutter contre ses peurs et que, avec des amis, on est forcément plus fort.
Charlie et la chose de la nuit
Sonia Bessone & Jean Caraglio 2015

Merci à Nats Éditions.

Je n’ai pas l’habitude de lire beaucoup d’albums jeunesse mais, en ayant parcouru celui-ci, j’ai l’impression qu’il n’est pas si « jeunesse » que ça. La longueur du texte m’a interpellée, ce qui me laisse à penser qu’il faut que les enfants aient déjà un certain âge pour appréhender le texte.

L’intrigue est, elle, très jeunesse et part dans tous les sens, car Charlie a sans cesse de nouvelles idées. C’est amusant à voir, même si sans plus pour moi. Par contre, l’écriture de l’autrice est vraiment superbe, comme toujours : Sonia Bessone sait manier sa plume pour les adultes comme les plus jeunes.

Les dessins, enfin, ne m’ont pas trop parlé. Je ne les ai pas trouvés à mon goût : ils manquaient, pour moi, de la finesse dont sait faire preuve Jean Caraglio. Mais ce n’est bien sûr que mon avis !

lundi 20 octobre 2014

Vies parallèles

Ils s’appellent Terence, Kyle, Pam ou David.
Ce sont des anonymes menant des vies ordinaires… ou presque.
Il suffit d’un rien pour que leurs existences basculent vers d’autres réalités.
Vies parallèles
Sonia Bessone 2014

Merci à Nats Éditions.

J’adore la plume de Sonia Bessone. Cette autrice a un talent fou pour me faire verser des larmes et m’attendrir au plus haut point. Alors, quand je l’ai commencé, j’étais évidemment très enthousiaste ! Eh oui, ce recueil de nouvelles fantastiques m’a beaucoup plu, mais il va être très difficile de vous retranscrire toute l’émotion qui m’a traversée lorsque je l’ai lu. Comment en parler sans trop vous en dire ?

Tout d’abord, il faut savoir que toutes les nouvelles sans exceptions se démarquent des autres, par leur originalité ou par leur contenu. Chacune d’entre elles vous raconte une histoire belle, triste, pleine d’espoir ou joyeuse.

Prenez « Fugitif ». Cette nouvelle que je qualifierais presque d’enfantine est très enthousiaste et pleine d’optimisme. Elle m’a entraînée dans un voyage magnifique qui m’a décroché un sourire. « De l’autre côté du mur » verse plutôt dans l’espoir et m’a fait verser quelques larmes tellement l’autrice a su retranscrire le drame dans lequel était plongé son héros. « Un ange passe » ensuite est une nouvelle très angélique qui verse elle aussi dans l’espoir en nous faisant passer un magnifique message au travers de scènes extrêmement bien travaillées.

Du côté des plus longues nouvelles maintenant, « Le miroir » nous offre un aperçu de ce qu’auraient pu devenir les vies de quatre amis, qui ont en leur possession un miroir magique. Cette nouvelle est ancrée dans le rêve et nous plonge dans une version revisitée du « Et si… » qui m’a beaucoup plu.

Enfin, LA nouvelle du roman, de par sa taille (elle représente à elle seule près de 70 % du recueil), et de par son histoire, reste malgré tout « Terence Wilkes ». Cette nouvelle aurait pu être qualifiée de roman court, tant le contenu est travaillé, affiné et achevé. Il ne s’agit pas ici d’une petite scène de vie, mais d’un réel récit, qui m’a emballée du début à la fin. Entre émotions, suspense et imaginaire, il s’agit de ma nouvelle préférée de ce recueil.

Encore une fois, je suis emballée par cette autrice et sa plume magique. Elle a réussi à me transporter dans ma lecture, et j’ai pris énormément de plaisir à lire cette nouvelle œuvre. À bientôt pour le suivant !

mardi 26 novembre 2013

L’échappée mexicaine

Nick et Alex sont des frères que tout sépare, sauf la musique. Avec leur groupe The Mecchanos, ils passent l’audition qui les rendra célèbres. Mais ce jour-là, leurs routes se séparent. Huit ans plus tard, les deux frères se retrouvent. L’un a connu la gloire, le succès et la fortune. L’autre sort de prison avec pour seul trésor un ours en peluche qui les accompagnera lors d’une virée imprévue sur les routes du Mexique.
L’échappée mexicaine
Sonia Bessone 2013

Merci à Nats Éditions.

J’ai énormément apprécié ma lecture. La plume de Sonia Bessone est fluide, dynamique, efficace. L’entente et la proximité entre les deux frères fait plaisir à lire, et à découvrir. Et surtout, surtout, j’ai adoré les « parallèles » qu’on trouve dans ce roman : le passé avec le temps présent, Nick avec Alex dans le passé. C’était amusant de les voir faire quasiment la même chose, dans un contexte différent, et je me suis amusée à essayer de découvrir quelle serait la prochaine situation mise en parallèle dans le chapitre suivant.

Quant à l’émotion qui se dégage de ce livre ! Le drame de la séparation de Nick avec les siens, avec Abby, avec Alex, avec sa mère, l’horreur pour lui de devoir vivre la pire des situations, l’humiliation, quand son idole de frère vivait une situation « rêvée ». C’était poignant et magnifique à la fois. Deux petits hics toutefois : la scène de fin, sur scène, que j’ai trouvée un peu too much. Mais ce n’est qu’une impression personnelle. Et la taille du roman : ce n’était pas assez long ! Je ne voulais pas quitter ce monde ! J’en veux plus, moi !